Michel CRAUSTE
3e ligne, 3 fois Champion de France (avec le Racing-club de France en 1959, avec LOURDES en 1960 et 1968)
62
sélections en équipe de France, 22 fois capitaine, 44 matches consécutifs en bleu entre 1960 et 1966
vainqueur de 4 tournois des V Nations de 1959 à 1962
actuel Président du FCL

1 - Quel est votre meilleur souvenir sous le maillot lourdais ?
Bien évidemment les titres que nous avons obtenus : Champion de France en 1960 et 1968, Du Manoir en 1966 et 1967.
Ce sont des souvenirs bien vivaces car partagés et vécus
avec les Lourdais et Lourdaises, mais aussi les Bigourdans, très
attachés au FCL.
2 - et le moins bon ?
Le souvenir
le moins agréable concerne la discorde survenue en 1969,
après notre titre de 1968. Elle est intervenue dans
l'équipe après que certains 3/4 se soient rebellés
contre notre entraîneur Roger MARTINE, qui avait
écarté l'un d'entre eux au profit de Jean-Pierre MIR.
Pour cette raison, ils refusèrent de jouer, et avaient
détruit l'enthousiasme, la solidarité, l'entente qui
avaient fait notre force.
Dès ce jour-là, l'équipe, qui était encore
promise à de nombreux succès avait chuté dans la
médiocrité et la défaite.
3 -
Quel est le joueur, l'entraîneur ou le dirigeant qui vous a le
plus marqué lors de votre carrière lourdaise ?
(plusieurs réponses sont possibles, bien sûr)
Parmi
les joueurs lourdais, j'ai toujours eu une grande admiration pour Jean
PRAT et Jean BARTHE, qui avaient été des modèles
pour moi.
Antoine BEGUERE et Robert ESTRADE furent des hommes honnêtes, droits, généreux et passionnés.
4 - On
cite encore en référence le jeu à la Lourdaise,
ça représente quoi pour vous aujourd'hui ?
La
référence du jeu à la Lourdaise, c'est la
capacité d'acquérir une technique individuelle de
qualité pour la mettre au service du collectif.
L'époque glorieuse du FCL a été conçue
grâce à un rugby terriblement calculé et efficace,
mais aussi par une grande exigence dans la manière et le
résultat. La technique indviduelle et la discipline collective
étaient devenues des armes redoutables et incournables
utilisées par des acteurs de talent.
Aujourd'hui, beaucoup trop de joueurs trop individuels ne savent pas,
ou n'ont pas appris, à préserver le ballon pour le donner
dans de bonnes conditions à un partenaire. Leur choix le
plus fréquent consiste à toucher au sol avec le balon
après avoir usé d'abondants raffuts. Comment
réaliser la continuité d'un mouvement ou
enchaînement collectif dans ces conditions ???
3 - Avez-vous une anecdote particulière à nous raconter ?
Pas
d'anecdote particulière, sinon le fait que ma mutation du RCF au
FCL en 1959 avait été un choix personnel du joueur
CRAUSTE qui, par admiration pour le jeu et les conquêtes du FCL
avait décidé avec une joie immense de répondre
favorablement à la sollicitation d'Antoine BEGUERE.
Soyez toujours fidèle au FCL, un jour peut-être aura-t-il
la capacité de se replacer dans la hiérarchie du rugby ! |
Michel HAUSER
3e ligne aile, 1 fois Champion de France en 1968, 1
sélection en équipe de France, 2 Challenges du
Manoir
Entraîneur du FCL demi-finaliste en 1985
cliquez sur l'image pour l'agrandir (photo Alain BROUCHE)
1 - Quel est votre meilleur souvenir sous le maillot lourdais ?
le titre de Champion de France en 1968
2 - et le moins bon ?
le 1/8e de finale perdu en 1969
3 -
Quel est le joueur, l'entraîneur ou le dirigeant qui vous a le
plus marqué lors de votre carrière lourdaise ?
(plusieurs réponses sont possibles, bien sûr)
Maurice PRAT, Roger MARTINE, Michel CRAUSTE, Henri DOMEC ...
4 - On
cite encore en référence le jeu à la Lourdaise,
ça représente quoi pour vous aujourd'hui ?
Il n'y a pas de jeu à la Lourdaise dans le rugby d'aujourd'hui...
3 - Avez-vous une anecdote particulière à nous raconter ?
Il y en a trop !!!
allez Zo, même trop, on prend avec plaisir tout ce que tu nous raconteras ...
|
Henri RANCOULE
3/4 aile, 3 fois Champion de France, 25
sélections en équipe de France, 3 Challenges du
Manoir
Il fut également Président du FCL demi-finaliste en 1985
Ses deux fils, Jean-Michel et Philippe, portèrent aussi le maillot rouge et bleu

1 - Quel est votre meilleur souvenir sous le maillot lourdais ?
Que de bons souvenirs ... les titres de Champion de France...
2 - et le moins bon ?
La première finale perdue contre PERPIGNAN en 1955
La 1/2 finale perdue contre le RACING en 1959, après 3 titres consécutifs
3 -
Quel est le joueur, l'entraîneur ou le dirigeant qui vous a le
plus marqué lors de votre carrière lourdaise ?
(plusieurs réponses sont possibles, bien sûr)
Je n'ai connu qu'un Président, qu'un entraîneur, et qu'un capitaine
Chacun dans son rôle a contribué à placer et
à maintenir l'équipe au 1er rang du rugby français
4 - On
cite encore en référence le jeu à la Lourdaise,
ça représente quoi pour vous aujourd'hui ?
Beaucoup de sympathie, beaucoup de chance d'avoir joué dans une telle équipe
3 - Avez-vous une anecdote particulière à nous raconter ?
Je voudrais rendre hommage à Daniel SAINT-PASTOUS, un des joueurs anonymes, mais indispensables pour l'équipe.
Je me relevais assez péniblement d'un super plaquage ...
à retardement, quand - étonné - j'ai vu l'auteur
de cette action s'écrouler tout près de moi.
J'ai vite compris. Quand j'ai entendu Daniel lui dire très
calmement : "tu apprendras qu'ici, il faut être correct avec les
petits..."
Quand on se rencontre, je le lui rappelle, et il en est très heureux ...
|
Henri DOMEC
3e ligne aile, 5 fois Champion de France, 20
sélections en équipe de France, 1 Coupe de France
(avec un but de pénalité en finale), 2 Challenge du
Manoir et aussi Champion de France junior Crabos en 1950
Jean BARTHE - Jean PRAT - Henri DOMEC : la 3e ligne du grand Lourdes
1 - Quel est votre meilleur souvenir sous le maillot lourdais ?
Il y en a tellement de bons qu'il est difficile de dissocier tous les titres gagnés ensemble !
Cependant, je garde en souvenir le jour où on m'a appelé
en équipe première pour un 1/4 de Finale de Coupe
à Bayonne contre Castres, j'avais 17 ans et 1/2, c'était
ma grande entrée au FCL, un grand jour !
2 - et le moins bon ?
Peut-être
l'élimination contre Vichy en 1961, alors que j'étais
capitaine et que nous n'aurions jamais dû perdre ...
3 -
Quel est le joueur, l'entraîneur ou le dirigeant qui vous a le
plus marqué lors de votre carrière lourdaise ?
(plusieurs réponses sont possibles, bien sûr)
Maurice PRAT, un Monsieur du beau jeu
Lucien MIAS comme meneur d'hommes
Henri LAFFONT comme entraîneur
Le Président Antoine BEGUERE
4 - On
cite encore en référence le jeu à la Lourdaise,
ça représente quoi pour vous aujourd'hui ?
Le jeu à la Lourdaise c'était faire du beau jeu, faire vivre le ballon, donner du plaisir aux spectateurs
Quand on avait le ballon, c'était pour le faire vivre
Il y avait du respect entre nous, et aussi le respect de l'adversaire, de l'entraîneur, des dirigeants et surtout du public qui payait pour nous voir
3 - Avez-vous une anecdote particulière à nous raconter ?
Vous
me demandez si après mon opération du genou je strappais
le genou non atteint pour éviter les coups sur celui qui avait
été opéré
non, c'est une légende !
Henri DOMEC - 7 février 2008
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Jean-Pierre GARUET

photo lourdes-infos.com
1 - Quel est votre meilleur souvenir sous le maillot lourdais ?
La finale du Challenge Du Manoir à COLOMBES en 1977
2 - et le moins bon ?
Mon expulsion en 1981
pour
mémoire : en 1/8e de finale du Challenge Du Manoir, à
Bayonne, contre Agen, le 2e ligne agenais Charly NIEUCEL (un dur
pourtant) est victime d'un spectaculaire KO. Les Agenais accusent
Jean-Pierre qui est exclu par l'arbitre et prend 3 matches de
suspension. Cette punition l'empêche de jouer les matches
suivants, et c'est depuis les tribunes que notre pilier n° 1
assiste à la victoire en finale au Parc des Princes contre
le Champion de France Béziers. J'ignore encore aujourd'hui si
c'était vraiment lui le coupable ...
3 -
Quel est le joueur, l'entraîneur ou le dirigeant qui vous a le
plus marqué lors de votre carrière lourdaise ?
(plusieurs réponses sont possibles, bien sûr)
Comme joueurs, Alain CAUSSADE et Christophe TERRAIN.
André ABADIE et Pierre DESLUS (en cadets) comme entraîneurs
4 - On
cite encore en référence le jeu à la Lourdaise,
ça représente quoi pour vous aujourd'hui ?
Le jeu à la
Lourdaise s'est appuyé sur une forte ligne d'avants, des
besogneux, des anonymes, des collectifs, et où le seul souci
était la bonne libération du ballon pour les 3/4.
Si le rugby se pratique à 15, il commence devant, avec le souci
du travail d'érosion, qui s'appuie sur une mêlée
très forte, qui prend le dessus sur l'adversaire, le souci de
libérer le ballon en 8 avec rapidité et une bonne vision,
la maîtrise de la mêlée reste orientée vers
le sens de l'attaque qui tire bénéfice du sacrifice des 8
avants.
Tout cela a été le fruit de la réflexion, de la
recherche pour pratiquer le meilleur rugby, plaire mais surtout gagner.
Lourdes, depuis Jean PRAT, a eu des passionnés du jeu, connus ou
méconnus, qui ont appliqué cette devise, avec les forces
du moment et avec leurs moyens, sans plus.
Beaucoup de travail, beaucoup d'observation des autres équipes,
puis, avec une grande application, beaucoup de discipline et de
persévérance, pour n'avoir qu'une idée :
marquer pour gagner.
3 - Avez-vous une anecdote particulière à nous raconter ?
J'ai connu de grands moments au FCL ...
Grâce à vous, faites rêver les nouvelles générations ... !
Car comme disait André MALRAUX : "la plus belle sépulture des Morts, c'est la mémoire des Vivants"
et le FC LOURDES n'est pas mort !
Jean-Pierre GARUET - 25 janvier 2008
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