| Pierre LACROIX Un monument du rugby agenais. 1/2 de mêlée sélectionné 27 fois en équipe de France, il en fut également le capitaine. Champion de France avec le SU AGEN en 1962, 1965 et 1966 (capitaine ces deux dernières années). 1 - Une ancienne montagne de rugby. Avant de venir à AGEN depuis MONT-DE-MARSAN, j'avais été très sollicité par le FC LOURDES. 2 - Jeannot PRAT, contre qui j'ai joué, et que j'ai davantage fréquenté comme sélectionneur de l'Equipe de France, et encore plus cotoyé sur les terrains de golf ! 3 - Lors de l'enterrement de mon copain des juniors du Racing-Club de France, Pierre LACAZE, j'ai retrouvé la fameuse équipe encore entière à l'époque, réunie, soudée et peinée. Je me rappelais toutes les fois où ils avaient eu l'occasion de le traiter de "morpion" ! |
| François MONCLA 3e ligne-aile du Racing-clubde France de 1950 à 1962 et de la Section paloise de 1962 à 1964 2 fois Champion de France avec le Racing en 1959 et la Section en 1964 31 sélections en équipe de France de 1956 à 1961, dont il fut 18 fois capitaine Vainqueur du Tournoi des 5 Nations en 1959, 1961 et 1961, il fut également de la glorieuse tournée en Afrique du Sud en 1958. 1 - Un ancien grand club avec un grand passé. Tout le monde aurait aimé jouer à LOURDES, avec sa pléïade de grands joueurs et un dirigeant, Antoine BEGUERE qui a beaucoup donné et fait pour la réussite sportive de son club. 2 - Naturellement Jean PRAT et si tout le long de ma carrière j'ai porté le numéro 6, c'est bien parce que Jeannot le portait ! 3 - J'évoquerai 3 souvenirs de matches contre le FC LOURDES : Le premier est notre victoire en 1/2 finale avec le Racing-club de France dont j'étais le capitaine, à Bayonne en 1959. Nous avions décidé de leur laisser tous les ballons et seulement de contre-attaquer sur leurs rares balles perdues. Ce fut parfaitement appliqué et les Lourdais, gavés de ballons, plaqués à tour de bras par 15 joueurs ciel et blanc, lachaient quelques ballons et ne purent nous contenir. Après chaque contre-attaque terminée dans leur en-but, nous les attendions à nouveau. Cette tactique nous a ce jour réussi puisque nous les avons battu 17 à 3 si je me rappelle bien, et les 3 points lourdais ont dû être marqués sur un drop de Maurice PRAT. Le second est du même tonneau, avec la Section Paloise au cours de la saison 1959-60 à la Croix-du Prince à Pau. Même tactique, même application, et victoire de Pau 11 à 0 je crois. Le troisième souvenir est un match à Lourdes un 3 ou 4 janvier avec la Section Paloise où nous les avions atomisés 19 à 0. Ce match venait après un réveillon du premier de l'an que j'avais organisé dans mon village natal pour être sûr de la conduite de mes coéquipiers... Une question subsidiaire : la légende raconte que, parti en train de Paris pour signer à Lourdes en compagnie de Michel CRAUSTE et Arnaud MARQUESUZAA, vous avez été intercepté lors de l'arrêt en gare de Pau par les dirigeants palois et que vous avez signé chez eux ... Cette légende est fausse. Nous avions signé tous les trois, Michel, Arnaud et moi à l'Hôtel Terminus gare Saint-Lazare à Paris. Mais Monsieur LEROU, Président du Racing et responsable des sélectionneurs à la FFR m'avait averti suite à cette signature que la FFR aurait des difficultés avec le Rugby Board et qu'aucun de nous trois n'aurait l'autorisation de changer de club. Comme pour moi il en allait de la santé de mon épouse et de mon fils, et que j'étais nommé contremaître au centre EDF de Pau, je me suis donc désolidarisé et c'est ainsi que Michel et Arnaud sont allés à Lourdes pour poursuivre leur brillante carrière. Je me suis alors trouvé libre et j'ai été annoncé à Dax, Auch, Tarbes et Pau. Mais je ne me voyais pas aller ailleurs qu'à Pau puisque mon travail s'y trouvait et que cela facilitait le rétablissement de mon épouse. Donc légende bien sûr, comme beaucoup d'autres épisodes de ma vie ! Des fois, quand j'écoute les gens, je me demande si j'ai réellement vécu ces moments-là ! Bien sportivement François MONCLA |
| Jean-Paul REY Journaliste notamment à La Dépêche du Midi, Var Matin, Midi Olympique, et auteur entre autres de deux ouvrages de référence sur le rugby, qui tiennent une place tout particulière dans ma bibliothèque : voir bibliographie du site1-Le FCL représente pour moi
l'Académie Française du rugby : on y ciselait un mouvement en général, une passe
en particulier, comme un écrivain cisèle sa phrase, en respectant tout :
grammaire, orthographe, syntaxe, rythme, beauté, sons de chaque mot... etc.
Quiconque voyait jouer le FCL, ou jouait contre lui, en retenait des images et
des exemples à suivre pour toute sa vie. Je ne connais qu'une autre équipe qui,
à travers le temps, a joué le même rôle : les All Blacks de Nouvelle-Zélande. Ce
sont des équipes qui ont dépassé le statut d'équipe : elles sont devenues de
maîtres du jeu de rugby.
2- Tous !!! Le plus
extraordinaire dans cette équipe était qu'un joueur qui aurait à peine eu sa
place dans un petit club de 2è division, devenait un grand joueur dès lors qu'il
jouait au FCL et acceptait de devenir un élève des maîtres qui lui enseignaient
le jeu.
3- Pour être plus précis,
des images me reviennent. Jeanjean Barthe sortant des vestiaires pour
s'échauffer et passant devant moi, gamin de 13 ans : c'était Marlon Brando jouant une scène de "sur les
Quais"... Antoine Labazuy tentant ses transformations le plus vite possible,
sans élan, en tenant juste le ballon du bout d'un doigt, afin que le score monte
le plus possible contre Nantes, fin des années 50-début des années 60 (le
planchot était monté jusqu'à plus 100 points si je me souviens bien, alors que
l'essai ne valait que 3 points; à la fin, Jean Prat lui interdisait de
transformer pour que son équipe marque encore plus d'essais !)... Les jubilés de
Papillon Lacaze et Crauste-Gachassin que j'avais co-organisé avec François
Labazuy... Maurice Prat rechaussant les crampons contre Lavelanet, en septembre
68, pour faire le quinzième et aider son ami "Bichon" Martine, entraîneur d'une
équipe se mettant en grêve pour une histoire de pognon (déjà : le cancer était
dans le fruit !)... Michel Crauste, moustache en bataille, arrosant plus que de
raison le titre de 68 avec toute son équipe à la piscine Nelly de Tarbes... La
mort d'Antoine Béguère : j'étais au premier rang des pesages, juste devant ce
qu'on appelait alors "une loge" où le président s'était effondré; je me souviens
que je ne savais plus où regarder : le terrain où le jeu avait repris ou la
tribune où s'affairaient les pompiers. J'étais gamin, j'ignorais qui était M.
Béguère et ce qui se passait, je n'ai compris que le lendemain, en lisant le
journal... Jean Prat derrière le comptoir du "Winger", ce monument historique
que le FCL (ou la ville) n'a pas su conserver... Maurice Prat jouant des verres
et des couteaux, sur la table de '"L'Auberge", un jour où j'avais réuni les
Lourdais vainqueurs à Cardiff en 58 : c'était magique... L'émotion, enfin, que
j'ai ressentie lorsqu'un jour de 1969 j'ai foulé la pelouse de Béguère pour y
disputer un match entre cafés ("L'Europe" de Tarbes et de Loulou Casaux, contre
"La Renaissance") : j'étais "lourdais" pour 80 minutes, sur la même herbe que
mes maitres du jeu !
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| Raoul BARRIERE Pilier de l'AS BEZIERS de 1954 à 1963, Champion de France en 1961, finaliste en 1960 ... contre LOURDES et en 1962 Devenu entraîneur en 1968, il se forgea alors l'un des plus beaux palmarès hexagonal : championnat de France junior en 1968, il reconduisit l'ossature de cette équipe pour démarrer la grande aventure biterroise à l'aube des années 70. Sous sa conduite, l'AS Bitterroise fut Champion de France en 1971, 1972, 174, 1975, 1977 et 1978 (finaliste en 1976), et vainqueur du Manoir en 1972, 1975 et 1977 contre Lourdes (finaliste en 1973 et 1978). Il connut 1 sélection en équipe de France en 1958 lors de la légendaire Tournée en Afrique du Sud. 1 - Le FCL représente à mes yeux un club prestigieux avec un palmarès remarquable, et qui a toujours été pour moi la référence du rugby français. Pour quelles raisons ? J'ai joué un grand nombre de fois cette équipe et j'ai connu le plus souvent l'amertume de la défaite. En outre, notre discipline a fait l'objet de tous temps de recherches, d'études, d'améliorations permanentes du savoir-faire, de novations technico-tactiques, de préparations d'équipes dans des domaines aussi fragiles que sont les approches de psychologie collective, mais rarement ce niveau n'a été égalé. Je suis convaincu que tous ceux qui ont présidé aux destinées du FCL ainsi que les joueurs qui ont appliqué leurs directives ont toujours fait preuve d'une grande pertinence et d'un incontestable réalisme loin de toute utopie. Pour résumer mon propos, cette formation à travers les époques a toujours fait la preuve d'une intelligence collective peu commune. 2 - Tous les joueurs que j'ai rencontré ou joués ont toujours parfaitement adhéré au système mis en place, mais personnellement j'ai énormément appris de Roger MARTINE lors des longues et fructueuses discussions que nous avons eues. Il est certes très difficile en quelques ligne ce que fut le grand FCL. J'espère cependant vous avoir quelque peu satisfait. Meilleurs sentiments, Raoul BARRIERE |
| Lucien MIAS Un des grands capitaines du XV de France, un Grand Monsieur aussi : ![]() Bonjour, Le FC Lourdes a fait progresser le rugby par le jeu de ses lignes arrières et ce club a dominé pendant la décennie 50 le rugby national et apporté des éléments clés au quinze de France de 1945 à 1960 dirons nous. Je pense qu'au point de vue athlétique Jean Barthe a été le joueur le plus performant et au point de vue technique on doit associer Jean et Maurice Prat, à Martine et Claverie pour les progrès accomplis dans le jeu de ligne. Je n'ai que de bons souvenirs de mes rencontres avec Lourdes... sauf que chaque fois nous perdions ! Et je piquais des colères... contre moi même en réalité, contre notre impuissance à vaincre cette machine bien huilée et pleine d'astuces pour récupérer les ballons dans le jeu d'avant. Courtoisement votre, Lucien Mias voir la page de la finale de 1958 : LOURDES - MAZAMET |
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Jacques VERDIER, rédacteur en chef de MIDI OLYMPIQUE
photo rugbyrama.frBonsoir Monsieur Abadie, Je reçois votre lettre et j'y réponds le plus rapidement possible, sous peine d'oublier... 1 - Un club mythique. Une certaine idée du jeu (ce n'est pas une phrase en l'air, un cliché supplémentaire, un renvoi au livre que vous savez) dans son épanouissement, sa beauté, mais aussi la rigueur et l'âpreté de sa construction. 2 - Mitou Fourcade. Pourquoi ? Parce qu'il fut l'entraîneur de Saint-Gaudens, d'où je suis originaire, alors que je n'étais qu'un pré-adolescent (dès 1969/70, soit un an après le dernier titre lourdais auquel il participait) passionné de ce jeu, qui écoutait aux portes et qui fut imprégné de la culture lourdaise à travers ses dires, son entraînement d'alors, la façon même dont il fit jouer Saint-Gaudens dans ces années là. Mitou qui m'a entraîné ensuite est, depuis, devenu un ami auquel je voue une grande affection. 3 - Oui, le contre de Michel Crauste sur ... Jean Gachassin, lors d'un seizième de finale (peut-être s'agissait-il d'un huitième ?) Lourdes-Bagnères en 1970 ? 1971 ? Michel qui montait "en pointe" sur Jeannot, passé avec armes et bagages à Bagnères, contra une tentative de drop, non pas en sautant en l'air comme l'aurait fait n'importe qui, mais en plongeant à ras du sol de façon à contrer l'envol du coup de pied. C'est la seule fois que j'ai vu quelqu'un opérer de la sorte, mais cette image (probablement anecdotique dans la formidable lourdaise et même bien secondaire au regard du jeu pratiqué) m'est restée gravée dans la rétine à jamais. Et pour le coup ce fut rudement efficace. Autre chose : mais nous sommes là dans la culture parlée. La rigueur et la pédagogie des frères Prat et de Roger Martine, qui se manifestaient lors des entraînements, racontées quelques années plus tard par Jean Gachassin et Bertrand Fourcade. D'une modernité aujourd'hui encore saisissante. Bien à vous et grand bravo pour ce devoir de mémoire Jacques Verdier |
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Henry BRONCAN, entraîneur
photo rugbyrama.frDans la chronique qu'il tient sur le site de MIDI OLYMPIQUE : la chronique d'Henry BRONCAN sur le site rugbyrama.fr Je reçois un courrier de M. Michel Abadie de Layrac mais grand supporter du FC Lourdais, il est l'auteur d'un site www.lourdes-rugby.fr dans lequel il met à la disposition des amoureux du Rugby un important fonds documentaire sur l'histoire de son club favori. Il me demande mon témoignage sur le FCL avec trois questions. Voici mes réponses :Monsieur, C'est avec beaucoup de plaisir que je réponds à vos trois questions. 1 : Le FC Lourdais m'a porté au Rugby, sans lui, je crois que, fils de footballeur, j'aurais choisi le ballon rond ; c'était l'époque de la radio et, le dimanche après midi, j'imaginais en écoutant le petit poste et Van Lee , les exploits des Labazuy, Prat, Domec, Barthe, Martine etc etc. Je pourrais les citer tous car je connaissais par cœur chaque composition d'équipe et j'ai un peu honte d'avoir mis en avant ces quelques noms car j'adorais tous les composants, en particulier la seconde ligne Laffont-Guinle, "les déménageurs de piano" . Quand le FCL se produisait à Mathalin, puis au Moulias, j'étais déchiré entre le soutien à mon équipe du FCAG et l'admiration que je portais à ces visiteurs que je plaçais sur une autre planète. 2 et 3 : Je répondrais aux questions 2 et 3 en même temps : Jean Prat, le capitaine symbolisait le FC Lourdais, il me faisait rêver : marqueur d'essai, dropeur, leader, rude au combat, malin, beaucoup d'anticipation, je le revois toujours placé sur les coups de pied de recentrage de Rancoule et Tarricq ! Elevé par une grand-mère très croyante, il ne fallait jamais manquer le
pélerinage annuel à la grotte de Lourdes, nous partions, une dizaine, parents,
voisins, dans la camionnette de mon père... Le mécréant que j'étais déjà, avait
beaucoup de mal à se gargariser de la fameuse eau de Lourdes et à accomplir le
chemin de croix au dessus de la grotte... Alors, "divine surprise" lorsqu'une
année, ma grand-mère décida de me conduire au Winger le café tenu par mon idole.
Lorsque j'aperçus ce dernier à quelques pas de moi, je crois que l'apparition de
la Vierge à Bernadette fit moins d'effet à la bergère : je sentis mon visage
rougir, mes jambes défaillir et mes mains trembler sur le verre de menthe à
l'eau... Un de mes plus beaux souvenirs de ma vie... Merci Grand-Mère. |
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Denis
TILLINAC, écrivain
![]() 1 -
L'équivalent des grands classiques de notre littérature : les bases.
2 - Michel CRAUSTE. 3 - J'ai vu un jour, à Roanne, en championnat, un CRANCÉE tellement impérial qu'il m'a paru scandaleux de ne jamais le revoir en équipe de France. |
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un
ancien joueur qui n'a malheureusement pas signé ... j'ai bien
une petite idée (il a du être talonneur du Stado et
capitaine du XV de France) ... mais s'il lit cette page, merci de
m'envoyer un petit message :
1
- le rugby d'attaque, beaucoup de talent. Les années 50-60
avec les frères PRAT, le mongol Michel CRAUSTE, Jean BARTHE,
Peter Pan Jean GACHASSIN, mais aussi les années 80 avec Pierre
BERBIZIER, Jean-Pierre GARUET, Michel CREMASCHI, Alain CAUSSADE, Louis
ARMARY ... c'était davantage un rugby de conquête.
2 - Au-delà des grands noms ou internationaux, c'est Christophe TERRAIN, 3e ligne percutant. 3 - Anecdote avec Jean-Pierre GARUET sur un match à Lourdes je me suis retrouvé dans une mêlée ouverte et là au moment de me relever et de vite repartir au soutien d'équipiers, j'ai une main qui m'a accroché le maillot pour me retenir, et une petite voix qui me disait ... "on est pas bien là, au chaud" ... c'était mon ami Jean-Pierre GARUET qui souhaitait que l'on reste groupé ... j'étais d'accord !! |
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Jo MASO, ancien international
1
- le plus grand club de l'après guerre qui a su magnifier le jeu tout terrain avec maestria et panache.
2 - Michel CRAUSTE, mon premier Capitaine en Equipe de France (ITALIE - FRANCE à NAPLES, avril 66). Joueur d'exception sur le terrain et immense bonhomme hors du terrain. 3 - Merci à mon ami Jeannot GACHASSIN, joueur unique par son immense talent, qui m'a donné lors de notre service militaire à Joinville le goût (qui a fait la grandeur du FCL) du DON de SOI pour l'AUTRE. |
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Denis LALANNE, journaliste, conteur du rugby, et grand témoin de l'histoire du FCL :
auteur notamment du "Grand combat du XV de France" et d'un livre extraordinaire "Le temps des Boni" ![]() 1.- C'est le club qui a
enchanté mes vingt ans et qui a accompagné mes débuts dans le journalisme local.
C'est le club qui ne m'a plus lâché, sportivement et sentimentalement, durant
mes jeunes années au Figaro et à L'Equipe, cela jusqu'à son dernier titre en
1968. Je gardais le contact avec le FCL grâce à ses internationaux,que j'avais
toujours un énorme plaisir à retrouver à l'hötel Louvois, pour lors le lieu de
rendez-vous du XV de France. Les frères Prat, Domec, Martine, c'était tout le
style du XV de France dont Jean Prat était le capitaine. Je fais une différence
entre deux époques : l'après-guerre avec les frères Soro, les frères Prat,
Martine,, Bourdeu, Estrade, les frères Labazuy, Manterola, Domec, Barthe,
Rancoule, Calvo, les frères Lacaze, etc. et puis l'époque des Crauste,
Marquesuzaa, Gachassin, Masseboeuf, Arnaudet, Halçarren, Campaès, Mir, etc.
Mai-juin 68, on dirait que c'est une rupture dans le rugby comme dans la
société. Lourdes va bientôt passer le flambeau à Béziers.
2.- Rien que des monuments en troisième ligne : Jean Prat,Henri Domec, Diochet Manterola, Jean Barthe, Michel Crauste. Parmi ceux-là, Jean Prat et Michel Crauste étaient des amis personnels. Mais j'avais un sentiment particulier pour François Labazuy. 3.- Un dimanche de championnat, j'étais venu à Lourdes en compagnie de Jean Dauger. Vient s'installer devant nous Antoine Béguère, vêtu d'une houppelande, et qui nous confie : " Je me fais vieux. Je suis fatigué ". Il s'absente à la mi-temps et nous ne le reverrons plus. Ce jour-là, j'ai titré mon article pour L'Equipe : " Mort d'un grand président, naissance d'un grand ailier ". L'ailier en question, c'était le jeune Jean Gachassin. |